Sondage
Etes vous pour ou contre la loi Bachelot ?
 
BOUTONS_SOS_CAISSES

Boite_contest

Partenaires

Médecin Spécialiste de l'appareil digestif

POURQUOI LES HEPATO-GASTRO-ENTEROLOGUES DOIVENT VOTER POUR LES LISTES CSMF?

Où en est-on ?

Le blocage intolérable des honoraires

L’absence de revalorisation du point travail est devenue intolérable. Celui-ci n’a pas été augmenté depuis la mise en place de la CCAM technique, c'est-à-dire 2005. La révision du coût de la pratique en hépato-gastroentérologie, est également urgente. Les tergiversations des tutelles ne sont plus acceptables !

La valeur de la gastroscopie et la coloscopie, qui représentent plus de 90 % de l’activité endoscopique pour les hépato-gastroentérologues libéraux, est bloquée depuis plus de 15 ans. De plus, une hypothétique mise en œuvre de la 3ème tranche de la CCAM technique est attendue pour 2011. Elle met en péril la valorisation de ces actes face à une hiérarchisation initiale injuste : pour nous, pas d’acte ni spécialité perdante. 

Pire : dans le cadre de la négociation conventionnelle qui va s’ouvrir, des propositions de baisses tarifaires sont envisagées par l’UNCAM, sous prétexte de gains de productivité de la même manière que ceci a été imposé aux radiologues et aux biologistes et ceci avec le soutien de MG France et du BLOC.

Grâce à votre soutien massif aux élections d’octobre 2010, nous avons pu ouvrir un nouveau dialogue avec le Ministre de la Santé et obtenir le retrait des pénalités de la Loi HPST. Ce n’est qu’un début, il faut, par votre vote, renforcer notre position pour que la négociation conventionnelle qui s’ouvre tienne compte des besoins de la médecine spécialisée de proximité.

Sur le plan des actes spécifiques, un certain nombre d’actes déjà codifiés, comme les biopsies, les prélèvements à visée biologique, à visée histologique ou les colorations et marquages, n’ont jamais été valorisés et, pourtant, ils sont appliqués au quotidien. Le discours politique de l’évaluation et l’amélioration des pratiques, mais aussi de la démarche qualité, ne peut s’appliquer sans la reconnaissance financière de ce qui fait l’excellence de cette profession.

Par ailleurs il paraît difficile d’imaginer que la mucosectomie œsophagienne ou gastrique soit tarifée à la même valeur que la mucosectomie colique, cette dernière étant rémunérée  10 € de plus qu’une  polypectomie standard.

Cette spécialité reste une spécialité clinique de proximité qui implique la prise en charge des pathologies difficiles (hépatites chroniques, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, cancers) ou multi factorielles (obésité, Nash), et demande urgemment une CCAM clinique qui devra mettre en place une valorisation réelle bien au-delà des 28 € prévus.

Enfin les astreintes et les gardes ne sont pas rémunérées !

 

Ce que propose la CSMF :

Faire respecter les médecins libéraux

Avec l’aide de syndicats minoritaires, le gouvernement s’est acharné sur les médecins spécialistes. Il a :

  • bloqué illégalement l’assouplissement du C2 pourtant signé en mars 2007
  • marché sur la médecine spécialisée et avec la loi Bachelot et les lois de la sécu successives
  • diminué autoritairement les honoraires de certaines spécialités (radiologie, rhumatologie, biologie, médecine nucléaire ...)
  • refusé d’honorer les astreintes pour tous les spécialistes qui participent à la PDS en clinique
  • refusé de régler le problème de la responsabilité civile professionnelle (RCP)
  • refusé de sauver la retraite des médecins (ASV, régime de base,…)

 

La CSMF a combattu, dès le début, la loi Bachelot et a lancé un combat tarifaire pour imposer aux caisses et au gouvernement le respect de leurs engagements avant d’envisager toute nouvelle convention.

Imposer la revalorisation légitime des honoraires

  • bientôt 4 ans de blocage des honoraires imposés par le gouvernement avec la complicité de syndicats croupions, alors que des accords sont signés, ce n’est pas acceptable !
  • Les baisses d’honoraires imposées sur certaines spécialités se répètent, parfois avec la bénédiction de certaines organisations. Il n’est pas acceptable que nos honoraires deviennent un variable d’ajustement des dépenses de la sécu !
  • La perspective de réduction des dépenses maladie pour les prochaines années, avec, en prime, un mécanisme automatique de régulation pire que le plan Juppé est une provocation !
  • La promesse de revalorisations renvoyées en 2012 pour cause de présidentielles est insupportable !

La CSMF ne signera pas de nouvelle convention sans les moyens nécessaires.

La CSMF exige la suppression du mécanisme pervers qui permet au gouvernement de repousser l’application sine die des revalorisations signées. Tout accord signé devra être appliqué aux échéances prévues.

La CSMF propose

  • la prise en compte du coût de la pratique dans la CCAM technique et la revalorisation annuelle du point travail,
  • solder le dernier tiers de la CCAM technique
  • une nouvelle rémunération des consultations identique pour tous. Le C et le CS sont dépassés, il faut les remplacer par une lettre clé (CM) utilisable par tous les praticiens avec plusieurs niveaux pour en rémunérer plus justement le contenu, la durée et la difficulté.
  • l’introduction, en complément du paiement à l’acte d’une rémunération diversifiée, notamment des forfaits pour aider le médecin, entre autres, à déléguer à du personnel spécifique le poids des tâches administratives.
  • de prendre en compte la situation financière inacceptable des spécialités cliniques à travers un forfait du coût de la pratique favorisant leur regroupement et une meilleure lisibilité (plateaux cliniques, maisons des spécialistes).

Mis à jour (Vendredi, 25 Mars 2011 16:42)